Amplifier la voix des femmes
Avez-vous déjà pris un moment pour remettre en question vos propres biais sexistes ? Est-il possible que, sans même nous en rendre compte, nous accordions plus de valeur à ce qui est masculin qu’à ce qui est féminin ? Ces questions peuvent sembler inconfortables, voire déroutantes, mais elles soulèvent des points cruciaux sur la manière dont nous percevons le monde qui nous entoure.
Remise en question des biais sexistes :
Au fil des années, les mouvements féministes ont joué un rôle essentiel dans la remise en question des normes sociales et des stéréotypes de genre profondément ancrés. Les recherches retrouvent une tendance à évaluer plus favorablement le masculin, chez 9 personnes sur 10. Ces mouvements m’ont encouragée à examiner de plus près mes propres perceptions et à reconnaître les inégalités qui existent encore dans notre société. Les voix des féministes m’ont inspirée à réfléchir davantage sur mes propres biais sexistes
La série « Les Gens bien ordinaires » d’Ovidie , disponible sur Canal+ m’a offert une nouvelle opportunité de douter, en mettant en scène l’histoire d’une jeune actrice porno montante dans une inversion de perspectives homme-femme
Inversion de perspective dans la série :
« Les Gens bien ordinaires » défie les perceptions préconçues sur le porno et remet en question les normes de genre qui sous-tendent souvent notre compréhension de la sexualité. La série illustre la diversité des expériences et des motivations des personnes impliquées dans l’industrie du porno, offrant ainsi une vision plus nuancée et humaine de cet univers souvent mal compris. J’ai beaucoup d’admiration pour Ovidie et pour les femmes qui refusent l’utilisation de la sexualité pour imposer des standards sexistes et sa série laisse penser que cette motivation était présente depuis le début dans sa carrière
Donner le micro :
Alors que nous célébrons le mois de la femme, il semble crucial de continuer à remettre en question nos propres biais sexistes et d’écouter attentivement les voix marginalisées. Cyrielle Richard, une collègue psychologue, autrice de nombreux ouvrages, donne la parole sur la chaine Youtube de l’association APTCCB, à des femmes qui œuvrent pour la santé mentale
Sa démarche me semble fondamentale, surtout comme modèle comportemental d’affirmation de soi pour les femmes
C’est en soutenant les autres, que les femmes sont les plus fortes et c’est lorsqu’elles sont soutenues de leurs paires qu’elles sont les plus confiantes
Prendre le micro :
J’ai personnellement dû traverser de nombreux doutes et critiques pour pouvoir prendre la parole dans mes groupes de pairs, sur les réseaux ou dans les médias
J’ai fait face à mon critique intérieur mais aussi aux critiques des autres. J’ai parfois été insultée sur les réseaux, ce qui m’a donné l’occasion de développer mon empathie pour les femmes qui sont 27 fois plus nombreuses à être harcelées sur les réseaux
Alors que je rallais du manque de représentativité féminines à un congrès, un collègue américain, Dennis Tirch, de la Compassionate Mind Foundation – New York m’a dit : « les femmes qui se plaignent qu’elles ne sont pas suffisamment représentées, doivent prendre le micro »
Et cette phrase est restée gravée en moi
Chaque fois que je doute, que j’observe que les femmes autour de la table se taisent et que les hommes prennent toute la place, je respire et prend la parole, pour moi-même mais aussi pour toutes les femmes qui n’ont pas osé prendre le micro
Je vous passe le micro, si vous avez le sentiment de ne pas être représenté·e, il est à vous….




